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De notre naissance à notre mort, couché à l’ombre d’un arbre ou travaillant près de la fenêtre, le chant des oiseaux berce nos journées. Nous aimons entendre, à l’approche du soir, les vocalises solitaires du merle et on reconnaît de loin l’alouette qui jaillit des blés.


Pourtant, une inquiétude demeure, car on ne peut ignorer les difficultés qu’ils rencontrent de nos jours, que ce soit en milieu agricole ou urbain, marécageux ou forestier. L’agriculture intensive et ses produits chimiques ont peu à peu modifié notre paysage. Les insectes plus rares, les foins trop vite coupés, les chemins goudronnés et les granges restaurées sont autant d’habitats qui disparaissent année après année. Parmi les oiseaux qui ont disparu de notre pays, on compte la pie-grièche à tête rousse qui aime fréquenter les haies, jardins sauvages et arbres fruitiers. Malheureusement, les vergers se font plus clairsemés et leurs nids de ramilles trouvent de moins en moins d’emplacements. Depuis 2014 on ne voit plus guère non plus de bruant ortolan, et ce pour les mêmes raisons. Pourtant chanteur hors pair, imitateur de talent capable de reproduire plusieurs dialectes, sa présence nous manque et le danger d’extinction le guette.


Nous pourrions évoquer d’innombrables individus ayant déserté nos plateaux ou n’existant tout simplement plus, car en vérité, 40 % des espèces d’oiseaux ont disparu de nos terres agricoles. Mais nous parlerons ici de solutions concrètes pour réaménager de menus coins de paradis pour la faune et la flore.


Poser des nichoirs : Un acte moindre dans l’élaboration d’un projet, d’une rénovation ou d’une habitation qui néanmoins assurera une à trois nichées par année, soit au minimum cinq jeunes oiseaux, à multiplier en fonction du nombre de nichoirs. Ces abris les protégeront des prédateurs comme le chat et le chien et leur offriront un refuge, même au sein d’une propriété inexploitable pour eux.


Quels nichoirs pour quelle espèce ? : Cela peut aller de la simple cabane ( qu’on peut acheter en commerce ) qui conviendra parfaitement aux moineaux, mésanges, pinsons des arbres... à la reconstitution précise d’un nid d’hirondelle, de martinet...


Où trouver les nids d’hirondelles et de martinets ? : Vous pouvez contacter un ornithologue qui travaillera à l’élaboration d’un projet d’habitât ou en acquérir en magasin.


Avantage de l’ornithologue : Connaissant les diverses colonies d’oiseaux migrateurs ou sédentaires, il saura vous proposer des abris adaptés à votre lieu de vie, aux besoins des oiseaux et répondre à toutes vos questions.


Et les déjections ? : Aucune crainte, des mesures anti-déjections seront installées en cas de nécessité.


Aménagement paysager : Il suffit parfois de quelques buissons épineux, un bouleau, un églantier ou un carré d’herbes folles pour aider les oiseaux à trouver nourriture et refuge. Là aussi, l’ornithologue pourra vous renseigner et vous verrez aussitôt de nouvelles espèces égayer votre jardin pour le plus grand plaisir des enfants et des adultes.
L’atelier Chanel Architectes a décidé de contribuer à la protection des volatiles en proposant à ses clients une collaboration avec l’ornithologue Yves Menétrez de la station ornithologique vaudoise. Malgré la transformation de granges et le rafraîchissement des façades, notre but est d’apporter une solution vivable à nos chers chanteurs. Nous vous invitons à vous renseigner, à embellir votre jardin de maisonnettes en bois et contacter les ornithologues et autres passionnés d’oiseaux pour accueillir les migrateurs de passage !

- Accès au site d'Yves Menétrez :    http://www.libre-envol.ch/